L’éducation avant la santé !

L’éducation avant la santé !

*Avertissement : certains propos véridiques peuvent vous choquer.

C’était le discours de monsieur Pierre Lavoie lors de son passage à la Chambre de commerce et d’industrie de Magog le 23 mai dernier.

Comment peut-il avancer une telle affirmation ?

Premièrement, voyons une brève partie du topo québécois en ce qui a trait à l’argent.  N’est-ce pas ce qui compte le plus dans notre société aujourd’hui : l’argent?  Mais savez-vous vraiment où elle va? Connaissons-nous réellement l’impact de nos transactions?  C’est clair que non.

  • Au Québec, la priorité des citoyens, c’est la santé. Alors, lorsqu’un élu (un candidat au pouvoir) propose de couper le budget de ce secteur d’activité pour le redistribuer ailleurs, il n’est tout simplement pas élu par son peuple.
  •  Au Québec, on applaudit les milliards investis dans les hôpitaux, les agrandissements, les reconstructions, les nouveaux médicaments couverts.
  • Au Québec, 50 % du budget  total (nos impôts) est investi dans la santé.
  •  Au Québec, ça coûte plus cher de demeurer en santé que de tomber malade.
  • Au Québec, on se déresponsabilise face à notre santé et croyons que la responsabilité revient à nos médecins.

 

Faisons maintenant un autre topo de la situation de l’état de santé des Québécois.

Bien que l’espérance de vie continue d’augmenter ici,  la qualité de vie, quant à elle, diminue, et ce, puisque les maladies chroniques s’installent de plus en plus tôt.  Finalement, les gens souffrent plus longtemps.  Si on revient à ce qui nous importe, de dire l’argent, le système de santé devient par conséquent de plus en plus dispendieux!

Prenons ici simplement quatre faits qui nous prouvent à quel point les maladies et les conditions particulières affectent la qualité de vie et comportent des coûts importants pour la société :

  1. Le taux d’obésité a plus que triplé au cours des 30 dernières années. [i]
  2.  On compte une personne diabétique de plus à chaque 13 minutes. [ii]
  3. L’hypertension artérielle est la plus fréquente des affections cardiovasculaires, touchant environ 20 % de la population adulte.[iii]
  4.  Une personne sur deux souffrira d’un cancer.[iv]

Pourtant ces conditions et maladies sont dans la plupart des cas évitables par NOS HABITUDES DE VIE, dont ces trois principales à instaurer dans votre hygiène de santé physique.

  • Bouger 300 minutes par semaine, soit l’équivalent de 10 périodes de 30 minutes ou 5 fois une heure, selon vos disponibilités;
  • Manger quotidiennement des fruits et des légumes;
  • Ne pas fumer.

« Je n’ai pas confiance en nous les adultes. »  affirme Pierre Lavoie.

Choquant? Certes, mais pourtant vrai.

Pourquoi cet athlète n’a-t-il pas suffisamment confiance que nous arriverons à ce changement? Car tout changement, peu importe lequel, est insécurisant et fait peur… D’où le fait que les gens persistent à demeurer stables, ce qui ne les fait pas évoluer différemment.

Solution? Se tourner vers l’éducation. Mais encore, de quelle façon? En éduquant les gens qui forment la population et en espérant graduellement un changement de mentalité qui, par le fait même, modifiera les habitudes de vie de tous en voie vers un équilibre physique et psychologique limitant les risques d’être malade.  Un peuple non éduqué est un peuple démuni, pauvre et sans issu. Alors, commençons dès maintenant…

À qui revient la responsabilité à titre «d’éducateurs»? Le rôle est en quelque sorte un devoir de tout citoyen, donc partagé entre les parents et les enseignants. Ceux-ci doivent avoir accès à divers outils adaptés afin qu’ils puissent transmettre les savoirs essentiels aux enfants question de les rendre déjà plus conscients d’adopter de saines habitudes de vie.

« Les médecins sauvent des vies, les professeurs sauvent des sociétés. »

La santé est une responsabilité collective.

Oui, votre santé, tout comme les autres aspects de votre vie, est de votre seule responsabilité.  Pourtant, laissez-moi pousser l’aspect plus loin en vous invitant à réfléchir au fait que votre santé ne regarde pas que vous. Elle a un impact direct sur la société en général, voire dans l’immédiat et aussi sur les prochaines générations à venir. D’où l’importance de montrer l’exemple et d’être conscient des traces que vous leur laissez.

Qui peut aussi contribuer à ce changement?

Les employeurs peuvent aussi faire leur part… En prime, ils y gagneront. 25 personnes sont à l’emploi du Grand Défi Pierre Lavoie et un centre de conditionnement physique est sur place afin que les gens soient payés une heure pour s’entraîner et une autre pour manger. M. Lavoie évalue que cet horaire lui permet d’avoir 6 heures de productivité au lieu de 3 heures l’avant- midi, car plusieurs ont tendance à somnoler après le dîner. Pour M. Lavoie, c’est une économie importante qu’il réalise d’autant plus qu’il est convaincu qu’il améliore la qualité de vie de ses employés.  90 % de ces derniers sont des femmes, mères de famille et quand elles retournent à la maison, elles peuvent consacrer leur temps à s’occuper de leurs enfants.  «Mes employés ne partent pas.»

« D’ici trois ans, les entreprises qui n’auront pas de programme santé auront des problèmes d’employabilité! »  affirme-t-il.



[i] http://obesite.ulaval.ca/obesite/generalites/prevalence.php

[ii] http://www.diabete.qc.ca/

[iii] http://www.inserm.fr/thematiques/circulation-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/hypertension-arterielle

[iv] http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/12/12/hausse-du-nombre-de-cancers-le-constat-alarmiste-de-l-oms_4333500_1651302.html