Quatre formes de reconnaissance au travail

Quatre formes de reconnaissance au travail

La reconnaissance au travail est un levier de santé, de bien-être et de motivation. De quoi est constituée la reconnaissance au travail ? Le concept est vaste et défini de multiples façons. Nous proposons de regrouper la reconnaissance en quatre formes. Soulignons que ces quatre formes de reconnaissance sont complémentaires et interdépendantes.

Au Québec, l’Enquête québécoise des conditions de travail, d’emploi et de SST (EQCOTESST) publiée par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail en 2011, fait ressortir que 42 % des répondants jugent recevoir une faible reconnaissance au travail.

« La reconnaissance au travail est la démonstration sans ambiguïté du fait que nos réalisations, nos pratiques de travail et notre personne sont appréciées à leur juste valeur ». On distingue quatre formes de reconnaissance : la reconnaissance de la personne, la reconnaissance des résultats, la reconnaissance des pratiques de travail et la reconnaissance de l’investissement dans le travail (voir tableau ci-dessous). Soulignons que ces quatre formes de reconnaissance sont même davantage efficaces lorsque ces différentes formes sont impliquées. Aucune de ces formes de reconnaissance au travail ne devrait être utilisée seule ou être considérée supérieure à une autre.

Source : Brun, J-P. La reconnaissance au travail : de la gratitude à l’intégration, [En ligne], (page consultée le 10 janvier 2020). URL : https://ordrecrha.org/ressources/revue-rh/archives/la-reconnaissance-au-travail-de-la-gratitude-a-l-integration

1. Reconnaissance existentielle

La reconnaissance existentielle insiste sur la personne et non sur l’employé. C’est principalement s’intéresser à elle en tant qu’être humain. Elle se manifeste par des gestes posés au quotidien lors de contacts et d’échanges. Saluer ses collègues à son arrivée le matin, l’appeler par son prénom et son nom et consulter les employés avant de prendre une décision ou les tenir au courant des décisions sont des exemples.

2. Reconnaissance des résultats

La reconnaissance des résultats estime que le comportement de la personne est contrôlé par les conséquences de ses actes. Elle s’intéresse aux résultats observables, contrôlables et mesurables du travail. Il s’agit d’une pratique de renforcement positif qui est souvent associée à la notion de récompense. Elle prend souvent la forme de prix, de bonis ou d’avantages financiers pour récompenser l’atteinte des objectifs. Cependant, féliciter spontanément des pairs ayant relevé un défi et rencontrer un employé pour parler de ses réalisations sont également des façons de reconnaître les résultats.

3. Reconnaissance des pratiques de travail

La reconnaissance des pratiques de travail porte principalement sur la manière d’exécuter les tâches professionnelles, qu’il s’agisse des comportements, des compétences, des qualités professionnelles du travailleur ou l’amélioration continue des méthodes de travail. On soulignera la qualité du travail, la capacité à travailler avec les autres et à tenir compte des valeurs de l’entreprise, la douceur d’une infirmière qui prodigue des soins à une personne âgée, etc.

4. Reconnaissance de l’investissement dans le travail

La reconnaissance de l’investissement dans le travail souligne la qualité et l’importance des efforts et de l’énergie fournis par l’employé sans égard aux résultats obtenus. En fait, elle met en évidence l’apport des employés dans l’entreprise. Elle s’exprime au moyen de remerciements pour les efforts accomplis, une action remarquable, un engagement ou un travail en continu. Par exemple, reconnaître que le projet n’était pas facile, mais que le collaborateur a énormément travaillé ou n’a rien lâché, font partie des reconnaissances des efforts.

Références

Brun, J-P., et Dugas, N. (2002). La reconnaissance au travail : une pratique riche de sens, Document de sensibilisation. Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail en collaboration avec Centre d’expertise en gestion des ressources humaines, 24 p.

Vézina, M., E. Cloutier, S. Stock, K. Lippel, É. Fortin et autres (2011). Enquête québécoise sur des conditions de travail, d’emploi, et de santé et de sécurité du travail (EQCOTESST), Québec, Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail – Institut national de santé publique du Québec et Institut de la statistique du Québec.

Auteur : Marie-Pier Bélanger

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